Le vent a soufflé avec violence sur cette prairie. Juste un souffle qui, en un instant, a réussi à
traverser ton corps, prendre ton âme et qui t'a emporté pour l'éternité, sans nous avoir laissé le temps de te retenir. Ne laissant qu'une enveloppe charnelle vide sur le sol, froide et dure . Ton corps était si froid, ton regard si vide. Ils t'ont fermé les paupières du bout du doigt. Tu semblait dormir. De ton départ ne restent que des empruntes d'une vie hors norme et bien trop courte. Peut être ne voulais tu pas connaitre la bêtise des hommes.
Mais dans cette marque de sabot sur la piste et en ce même jour d'été,
les souvenirs refont surface, sans qu'on nous laisse le temps de vraiment les oublier. Ces quelques images qu'il me reste de toi, je ne veux que les conserver. En pensant à toi, je me dit que la vie est parfois trop courte et que les meilleurs partent les premiers. Ce petit rayon de soleil que tu étais, restera à jamais dans une partie du ciel, comme un ange, un souvenir qu'on ne pourrait oublier. Même si pour toi c'est déjà la fin du livre, quand tes beaux yeux reviennent dans ma tête, j'aimerais tellement réécrire les chapitres pour qu'ils soient encore plus beau.
Ce petit hénnissement retentit encore dans ma tête. C'est dans la joie que tu es partie, peut être as tu encore le sourire aux lèvres. Te voir galoper était un film tellement magnifique qui, je l'espérais, n'aurait pas de fin. Malheureusement la vie en a voulu autrement et le générique a défilé rapidement en une note bien trop tragique. Mais des souvenirs, ils en restent. Toutes les photos et les jours passés en ta compagnie. Même si de ta première chute tu ne t'es pas relevée, nous t'aimons car tu es encore là, dans l'histoire du haras. Cependant, ressasser les souvenirs et remuer le couteau dans la plaie ne nous aidera pas à sourire alors je terminerai comme ça : Au revoir Indiana...
By me !



